12 août 2008
Mon bilan sur la croisière low cost easyCruise
Un mois. Cela fait déjà un mois. Un mois que je suis partie en croisière. Il y a un mois j'étais sur ce bateau qui faisait escale chaque jour sur une nouvelle île. La mer Egée, les îles grecques, la Turquie. Comme tout est déjà loin… et si proche en même temps. Je sens encore le bateau tanguer, le soleil me dévorer la peau, le goût sucré des cafés frappés. J'entends encore le clapotis de l'eau, le vent du large, le clap-clap de mes tongues. Je vois encore la mer turquoise, les îles au loin, les fêtes suaves. Un mois déjà. J'y retournerais bien encore !
Alors pour répondre à vos questions :
=> Oui Juilo, j'ai pris le temps de regarder les étoiles. Of course! En mer c'est vraiment un spectacle unique. Cette étendue étoilée, c'est un moment éternel, et tellement romantique (bon moi j'y étais avec une cops, pas le même effet du coup, mais je recommande l'expérience à ceux qui font la paire ;)
=>Si j'ai rencontré la déesse de la sagesse ? Et bien Manuel, je dirais que… j'ai essayé. Mon prénom (Sophie) vient du grecque Σόφια (Sofia) qui veut dire sagesse. Ce voyage dans les îles grecques m'aura donc peut être permis de partir à ma rencontre…
=> Bah ouai Boris ! Je me suis pas embêtée. Trop dur la vie. Life can be a beach ;) Et donc sur la photo en question, les lunettes reposent bien sûr sur mon buste plantureux. Of course :D
=> Moi aussi Isabelle, la Grèce est un de mes pays européens préférés. Et puis une croisière low cost avec la cabine à 4 lits pour 300€ la semaine, c'est tentant ! Les nationalités à bord étaient très variées (américains, canadiens, brésiliens, turcs, suédois, anglais, espagnols, français, grecs). Pour la nourriture, je dirais qu'il vaut mieux se régaler dans les îles. C'est bien meilleur et moins cher. En plus on est en Grèce alors ce serait vraiment un crime que de manger chaque jour sur le bateau des club sandwichs et des poissons panés à 15€ le plat… Mais au moins on a le choix, pas comme sur les croisières traditionnelles, où l'on doit manger au buffet du bateau. Côté qualité des cabines, j'ai trouvé ça très satisfaisant. Les lits sont très confortables, les chambres bien climatisées, la salle de bain aussi spacieuse que dans un Etap' Hotel (et il y a de vraies portes qui ferment à clés, contrairement à ce qui était montré dans le reportage rediffusé cet été sur M6…). Puis, point important, c'est très calme, aucun bruit venant de la boîte de nuit du bateau (parole de light sleeper). Pour ce qui est du bateau easyCruise Life, il était très beau (certes tout neuf) et spacieux avec une agréable piscine et deux jaccuzis.
D'ailleurs easyCruise offre une réduction de -30% jusqu'en avril 2009 à tous les internautes souhaitant tenter l'aventure (le code promo : blogger30). Vous m'en direz tant !
=> Oui Elisa, easyCruise propose aussi des séjours de 4 nuits dans la mer Egée. Mon bon plan : surtout ne pas négliger la vie nocturne (c'est là qu'on respire après les chaudes journées égéennes) avec les grosses fiestas au bord de l'eau ! Mon coup de cœur : l'île de Syros. Mon seul regret : que l'on ne puisse pas décider de rester plus longtemps dans certaines îles…
10 juillet 2008
Et alors cette croisière !?…
Me voici de retour à Paris après cette formidable croisière dans la mer Egée. 4 jours déjà… Dur dur le tempo parisien, les 18 degrés et la pluie.
Mais après la semaine que je viens de passer dans les îles grecques et la Turquie, les gouttes ne semblent pas m'atteindre, le rythme langoureux des îles dans la peau, la chaleur imprégnée dans ma chaire, assise sur un strapontin dans le métro, je m'imagine encore à l'ombre d'une terrasse de café, attendant que la chaleur s'évapore, ou bien foulant le pavé parisien d'un pas encore hésitant, je revois devant moi la mer étincelante, au loin les îles. Je suis rentrée, mais mon esprit est encore là-bas…
Alors tout le monde me demande : et alors t'en as pensé quoi de cette croisière, quel est ton meilleur souvenir, t'as bien mangé, t'as fait des rencontres…
Bon du coup je me suis dit que ce qui pourrait être sympa, si vous voulez bien participer, ce serait que vous m'envoyiez toutes vos questions des plus inattendues aux plus pertinentes en passant par les plus incongrues, enfin c'est vous qui voyez. Et je m'engage à répondre à tout sans exception (dans la limite des stocks disponibles ;)
En attendant le bilan easyCruise, un petit diapo photo, histoire de faire patienter ceux qui n'ont pas encore eu leur dose de vacances :
06 juillet 2008
Croisière J+7… last but not least
Aujourd'hui samedi, nous arrivons au port du Pirée. Retour au point de départ. Finie la croisière. Fini les îles. Encore une journée. Athènes avec mon amie Sofia. Demain dimanche, notre avion easyJet décollera à 11h. Sous le coup de l'émotion… Je laisse la parole à Kathrin qui a partagé avec moi ces moments magiques :
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"Toutes les belles histoires ont une fin. Adieu les Cyclades, bienvenues à Athènes.
5 juillet.
Carnet de voyage de Kathrin.
Après une semaine envoûtante passée sur 5 des 150 îles grecques de la mer Egée (et les 24 heures à Bodrum), nous arrivons à 7h au Pirée. La belle croisière avec Sophie et easyCruise - mon premier séjour en Grèce - touche à sa fin. Mais stop ! On est encore loin de la fin !
Nous débarquons donc du bateau quelques heures plus tard avec peut-être des larmes bleues de nostalgie dans les yeux mais aussi avec un précieux éventail de souvenirs dans les bagages et, encore mieux, de très bons plans pour les 24 heures à venir. Sophie ne m’a pas seulement invitée à l’accompagner dans cette aventure, cosmopolite comme elle est, on a en plus rendez-vous à Athènes avec une amie à elle, Sofia, une vraie athénienne, pour passer la journée ensembles. C’est la cerise sur le gâteau car après la riche culture hellénistique à découvrir sur les îles, c’est à Athènes, la compulsive capitale de la Grèce avec 4,5 millions d’habitants, où la grandeur de l’Antiquité et son héritage pour l’Europe moderne de nos jours se laisse capter à merveille dans son ampleur sous la gigantesque colline sacrée, l’Acropole.

Mais Athènes n’est pas un musée, il ne faut pas se tromper, c’est une grande ville moderne, et même avec des températures autour de 33 degrés ce samedi, ça bouge énormément – après la sieste bien entendu. Sofia a envie de nous montrer sa ville, ce mélange impressionnant de modernité et d'ancienneté.
Après un vrai déjeuner grec en famille (feta, salade grecque, poulet et dessert) nous nous détendons avec un café frappé à l’ombre chez elle sur sa superbe terrasse dans un quartier calme et vert au nord du centre ville, avant de partir avec le métro super moderne climatisé, pour les sites historiques de l’Acropole et le pittoresque quartier de Plaka.
Les monuments principaux de l’Acropole, le Parthénon, l’Athéna Nike, les Propylées, L’Erechteion et le théâtre de Dionysos sont juste bouleversants, leur blancheur splendide fait rêver aux temps où les temples étaient encore intactes. Aussi fascinant que la fonction historique de ces lieux, le fait que la colline ait été habitée jusqu’à la fin du 19e. Des maisons profanes entre ces ruines… mais c’est impossible ! La vue panoramique depuis la colline sur la ville et ses habitats qui s’étendent tout autour jusqu’à l’horizon comme une mer scintillante n’est guère moins impressionnante. Sophie est retombée sous le charme, ce n’est pas sa première fois à Athènes, mais pour elle aussi c’est à chaque fois magique.

C’est comme si le temps s’était arrêté… mais les heures passent et on décide de flâner pour finir notre "internezzo" bien court dans la capitale, dans les ruelles de Plaka, un des quartiers historiques (l’architecture reflête merveilleusement les influences romaines, byzantines, vénitiennes) le plus animé et branché de la ville avec des cafés, magasins de souvenirs et restaurants qui servent des spécialités grecques sur des terrasses attirantes à une clientèle grecque et internationale.
La soirée s’achève en toute douceur avec des délices grecques partagés sur une table dans un restaurant bien fréquenté. Nous écoutons Sofia qui raconte des histoires sur sa ville qui a pas mal changé depuis les JO en 2004 et ses investissements respectifs (le métro par exemple) et on voit monter la lune à côté de la coupole d’une des nombreuses églises orthodoxes.
Il est temps : Au revoir Athènes, au revoir les Cyclades. A la prochaine !
"Efcaristo poli" Sophie pour ce voyage agréable et ton goût et intérêt singulier pour les culture étrangères !
Si ce n’est pas easyCruise qui a intérêt à mieux te connaître, c’est l’équipe du Routard !
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Merci Kathrin.
Merci easyCruise.
Merci easyJet.
Merci Martine Deloupy (l'attachée de presse qui travaille pour easyGroup et m'a fait confiance pour cette mission).
Merci Boris (celui sans qui rien de tout cela ne serait arrivé !)
Merci Sofia, merci la Grèce…
Et merci à tous pour vos commentaires, conseils et encouragements !
05 juillet 2008
Croisière J+6
Vendredi 4 juillet. Dernière île, Syros. Dernier jour de la croisière. Avant dernier jour de notre périple. Arrivée 11h. Départ 22h (un peu tôt aujourd'hui, d'ailleurs on a presque oublié et failli rester sur le quai… j'étais persuadée qu'on ne partait qu'à 3h du mat… alors merci Kathrin pour cet éclair de lucidité !). Aujourd'hui "Say it in Greek: Parakalo Means You are welcome!"…

Ce matin nous avons un rendez-vous… au Spa. Les passagers y vont pour se faire masser, épiler, pédicurer, coiffer, recevoir un soin du visage, prendre des cours de yoga… Kathrin a choisi un soin "Pindakarma". Moi, un massage "Kristalakarma". Une heure de bonheur !!! (Compter environ 70€ le soin-massage.) La première fois que je me fais masser par un professionnel. Je suis sous le charme, transportée, détendue, dans du coton, les huiles essentielles me bercent, les cristaux de jade, quartz roses… mon corps s'élève, relaxé, revigoré, rééquilibré. Pour le prix d'une paire de chaussure… je crois que ça fera désormais partie des petits plaisirs que je m'offrirai.

Et voici, exclusivité du bateau easyCruise Life, avec un formidable montage à la Sophie, une vidéo pour que vous ayez une petite idée de ce bateau dont je vous parle tant, en partant du Spa (et c'est normal que ça tangue, on est sur un bateau ;) :
Alors, aujourd'hui une île merveilleuse et pleine d'activité. Ma préférée. Plaque tournante des Cyclades car beaucoup de bateaux qui les desservent y font escale. Ile au riche passé, comme en témoignent les monuments, île aux paysages verdoyants et aux belles plages. Nous arrivons à Ermoupolis, la capitale administrative des Cyclades, une vraie ville. Une réadaptation progressive au rythme urbain, avec demain Athènes et après-demain Paris… Mais n'y pensons pas. Respirons le bon air. Dorons-nous au soleil. Promenons-nous les pieds dans l'eau. Nous aurons bien assez de temps pour penser au retour. Pour l'heure, profitons de ces merveilleux moments !

04 juillet 2008
Croisière J+5
Aujourd'hui, jeudi 3 juillet. Mykonos. La Party Island. L'Ibiza grecque. Le rendez-vous des branchés. La "Mecque des mecs". Arrivée 10h. Départ 7h. Le temps de bien en profiter !

Etude comparative du guide du routard franco-français versus le guide allemand ADAC de Kathrin. Rendez-vous en haut lieu pour sélectionner ce que l'on veut faire sur Mykonos ; la salle du restaurant du bateau. Le temps pour un bon petit déjeuner "Healthy Breakfast" (comme indiqué sur la carte). Puis un frappé sur la terrasse, Kathrin à l'ombre, moi (j'aime vivre dangereusement) au soleil. Les îles qui bougent autour de nous, ou bien est-ce le contraire, je ne sais plus… Le soleil, le vent, les embruns, le grondement de la grande cheminée du bateau, le brouhaha étouffé de quelques passagers bruyants… Tout ceci devient presque familier. Le train-train du vacancier détendu. Déjà 5 jours sur le bateau easyCruise Life…

Mykonos a peut-être jadis été la plus typique des îles grecques, avec ses moulins à vent étincelants de blancheur ; elle est certainement devenue aujourd'hui l'île la plus commerciale. Bien sûr beaucoup d'homos, pour qui Mykonos est un rendez-vous branché. D'ailleurs, nous paierons un café frappé 6 euros… la branchitude ça se paie !


Apparemment, on va à Mykonos pour voir et se faire voir. L'île est un des hauts-lieux de rendez-vous de la jet-set (comme Jean-Paul Gautier, Giorgio Armani, Thierry Mugler). Le Tout-Athènes s'y précipite et donc ceux qui veulent voir le Tout-Athènes aussi… La nuit tombée, éclate assurée.

Hormis ça, durant la journée, le charme est bien là, envoûtant ; nous nous perdons dans les merveilleuses petites ruelles bordées de petites maisons aux murs chaulés et aux volets bleu délavé, des demeures si souvent blanchies à la chaux qu'elles ont acquis une étonnante douceur de contour. Magnifique. Au débours d'une ruelle, nous croisons Pétros, le pélican-mascotte de l'ïle, qui fait son petit tour d'inspection ; un oiseau majestueux aux couleurs douces. Et à Mykonos, autant d'églises que de bistrots à Paris… en fait, jadis, les habitants de l'île pratiquaient ardemment la piraterie et, en cas de pépin en mer, faisaient le vœu d'édifier une chapelle s'ils s'en sortaient. Nombreux pirates, nombreuses tempêtes, nombreux vœux…

Aux plages de Paradise Beach et Super Paradise avec ses jeunes et une animation techno assurée par tous les beach bars, nous préférons Ano Méra (j'assume totalement mon "côté grand-mère", et oui les années passent, les envies changent…), petit village où l'on visitera deux mignons monastères et un splendide moulin avec un joli panorama sur toute l'île. Bonne marche (sous 28°C avec le vent, 48°C sans…). Coup de soleil sur le dos. Plein de photos. Puis direction la plage Elia Beach. Transat. Parasol. Café frappé. Mer cristalline. Sable fin. Coquillage et crustacées… Un grand moment de bonheur ! Quelle chance ! Merci easyCruise !!!
03 juillet 2008
Croisière J+4
Mercredi 2 juillet. Arrivée 14h sur l'île de Paros, une des plus belles îles des Cyclades. Départ 6h le lendemain. Aujourd'hui, "Say it in Greek: Thi Kaneis Means How are you". Levé du soleil 5h34. Couché 21h08.

Paros est située approximativement au centre des Cyclades. Réputée pour son marbre blanc qui servit à la sculpture des plus célèbres chefs-d'œuvre, comme la Vénus de Milo, mais aussi pour la douceur et la beauté de ses paysages, on est tombées sour le charme ; émerveillées par la beauté de ses ravissants villages (Parikia et Lefkès) éclatants de blancheur, aux ruelles tortueuses et fleuries de géraniums, bougainvillées, jasmins… pour ses petits ports de pêche sympathiques, pour ses plages au sable doré et pour sa multitude de chapelles et monastères disséminés ici et là, notamment l'église de la Panagia Ekatondapiliani (ou Katapoliani), l'une des plus ancienne de Grèce et tellement bien conservée !

Tellement de choses à voir et tellement peu de temps. On aimerait beaucoup visiter l'île à cheval, s'initier à la plongée, se baigner dans les petites criques aux eaux cristallines et rester un peu plus à Lefkès, cet authentique et ravissant village, perché sur un promontoire pour éviter jadis les razzias des pirates, entouré de collines découpées en terrasses, dédale de rues, placettes, balcons fleuris, églises blanches au toit bleu.

Assises à la terrasse d'une Taverna en attendant le dernier bus pour retourner au port, coucher de soleil sur Lefkès, une petite Mythos (bierre grecque), un soupir… une croisière permet certes de découvrir le maximum en un minimum de temps dans un confort optimal, mais pas possible de changer le programme, impression de toujours courir, de ne pas pouvoir s'approprier les lieux magnifiques que l'on découvre… et puis chaque jour on ferme les yeux dans une île et on les ouvre le lendemain dans une autre, on se sent un peu passif mais tout dépend de ce que l'on attend de ses vacances… ne pas avoir à réfléchir au trajet et à l'organisation, tout en gardant une certaine liberté dans le programme de sa journée, c'est toujours mieux que de passer une semaine en villégiature à Sartrouville !…
Quelle chance nous avons en tous cas. On en profite au maximum. Surtout qu'on vient de réaliser que demain c'est jeudi, avant dernier jour de la croisière. Profitons-en !
02 juillet 2008
Croisière J+3
Aujourd'hui J+3. Déjà trois jours. On commence à se sentir détendues, loin du stress parisien. Il faut au moins ça, 3 jours…
3 jours déjà… 3 pays, 3 îles, 3 nuits, 9 cafés frappés, 4 jus d'oranges pressées, 1 bouteille de champagne, 5 salades grecques, 1 sirtaki, 1 site archéologique, beaucoup de soleil, plage, découverte, émerveillement !

Samedi Athènes, Dimanche Kalymnos, "l'île de l'éponge" comme ils l'appellent ici, lundi Bodrum, le Saint-Trop de la Turquie, et aujourd'hui, mardi 1er juillet, Kos, l'île d'Hippocrate, père de la médecine.

Sur le bateau, possibilité de s'inscrire pour une visite guidée (30-60€ la journée selon l'île), nous décidons d'essayer ça. 10h, le bateau arrive paisiblement dans le port de Kos. 10h30, nous rejoignons le groupe pour la visite de l'île. Le bus est plein. Bonjour à tous. A droite, une ancienne agora. A gauche, l'Odéon. Les têtes tournent, à droite, à gauche. Le micro crépite. La première visite guidée de Kathrin (de toute sa vie de voyageuse), elle est fascinée, amusée, intriguée. Nous écoutons, disciplinées, déjà envoûtées.
Le guide, un habitant de Kos (Kosien…?) nous fait découvrir son île, nous raconte des anecdotes sur ses habitants, nous explique son histoire, ses deux tremblements de terre, ses mutations économiques, ses villages désertés, ses plages sacrifiées à l'industrie du tourisme, ses sites archéologiques, ses églises, ses montagnes, ses plaines, ses joyaux.
Une visite bien ficelée, une découverte groupée, un guide super, une journée passionnante.
Départ de la ville de Kos, avec l'arbre d'Hippocrate, un des plus vieux platane d'Europe sous lequel Hippocrate aurait enseigné. De nombreuses ruines parsemées dans la ville, symboles d'une Grèce éternellement antique.
Arrivée au sanctuaire consacré à Asklépion (Esculape), qui recevait dans l'Antiquité des malades de la Grèce entière. Passionnant, éblouissant, quatre terrasses qui dominent majestueusement la plaine de Kos. Rendez-vous au bus, 30 minutes pour prendre des photos, organisation implacable.
Direction, Zia, route en lacet vers ce village de montagne. Un attrape-touristes certes, mais une église tellement mignone avec une vue imprenable. Rendez-vous au bus dans 45 minutes. Un café frappé ; c'est reparti.
Andimachéia, avec sa belle maison romaine du IIe siècle et son moulin à vent.
Puis on fini en beauté, Kéfalos, à l'autre bout de l'île, balade en bateau, on boit du Ouzo, on danse le sirtaki, on apprécie la brise et le doux soleil, qui est en train (mais je ne le saurai que plus tard…) de me griller littéralement les jambes. Arrivée dans une petite crique, quel bonheur, barbecue, détente, farniente, l'eau d'un bleu profond et turquoise, les îles au loin…

Très belle journée, cette visite guidée nous aura permis de voir des endroits envoûtants, un autre visage de cette île des cyclades envahie chaque été par des charters entiers de jeunes fêtards européens.
Et puis on aura pu parler avec quelque passagers du bateau, voir un peu quelle est la clientèle d'une croisière low cost. Très internationale en tous cas.
Pedro, 35-40 ans, originaire du Brésil, habite en Suède, s'est laissé séduire par la croisière easyCruise pour accompagner des amis canadiens. Luc, la trentaine, français d'Avignon, habite à Dubaï, a choisi lui aussi easyCruise pour retrouver des amis espagnols. Marte et Lucie, deux anglaises retraitées qui ne font que tousser, à cause de la clim parraît-il. Bill, sa femme, sa fille et son fils, une famille brésilienne qui a choisi des vacances relaxes où chacun y trouve son compte. Sofia et Yannis, un jeune couple grec d'Athènes, pour eux, des vacances romantiques et animées, comme ils les aiment. Stan, Paul et John, un groupe d'Anglais, la vingtaine, eux ils ont choisi cette croisière pour le soleil, le cadre, le budget et surtout la fête.
Il semble y en avoir pour tous les goûts, les budgets, les envies, les âges, les cultures.
01 juillet 2008
Croisière J+2
Aujourd'hui, c'est lundi 30 juin. Le lundi c'est permis. Un lundi en Turquie. Bodrum, notre deuxième île de la croisière.
Nous commençons à nous familiariser avec l'équipage.
Yannis, le serveur grec qui me dit bonjour, Kalimera, et me demande l'air amusé, pourquoi je suis de bon matin sur mon ordinateur, je devrais profiter de mes vacances et me relaxer… Je commande, il m'écoute ravi car j'arrive à demander mon café frappé en grec. Mes quelques mots de grec me permettent ici de ne pas avoir l'étiquette "touriste" collée sur le front.
Angie, la serveuse anglaise, ne semble pas sensible à ce détail malheureusement… L'air exaspéré, lorsque je lui demande le poisson du jour au dinner, elle me répond "blanc de poulet" ; on la fait répéter ; on va pas insister…
Ensuite, Yorgous et Jane, les personnes de la réception, qui commencent à bien me connaître, chaque matin "Kalimera, toujours pas de connexion Internet ?"…
Et puis Stan, lui il contrôle tous les va et viens quand le bateau est à quai. A chaque fois que l'on sort ou rentre, on doit lui donner notre carte personnelle. A chaque fois une petite anecdote. Hier, les résultats du foot (c'est Kathrin qui était déçue)…
Bien sûr, il y a aussi toutes les personnes de l'équipage que l'on ne voit pas, les gars du nettoyage qui font briller le pont, les personnes du ménage qui changent nos draps tous les jours, le duo bien kitsch qui fait l'animation musicale (faudra que je vous montre ça) et le capitaine qui n'est pas encore venu nous saluer…

Arrivée sur l'île. Il n'y a pas de mot pour décrire la chaleur qui s'abat littéralement sur nous. A peine passée la barrière de clim du bateau, sur l'escalier qui descend vers la terre ferme, on se sent comme un morceau de bacon jeté dans une poêle géante, ça chauffe, ça crépite, ça fume, ça grille. Stan nous lance qu'avec les 40°C qu'il doit faire dehors, on pourrait cuire un œuf par terre. Faut dire qu'il est presque midi. Le soleil est à la vertical. Il nous guette, se dit qu'il se ferait bien deux petites touristes bien blanches. Même les Mopeds cherchent l'ombre ici…

Donc nous voici pour la journée à Bodrum, le Saint-Tropez turque, pas une blague. Une baie magnifique avec des maisons toutes blanches qui donnent à la ville un petit air africain. Les boutiques "dernière mode" et beaucoup, beaucoup, beaucoup de magasins. De luxueux yachts se prélassent au port, jolis, tout en bois, souvent construits dans le style du pays. Le soir c'est la discothèque géante, partout des bars, des clubs, débauche de bruit et de couleur. Mais le charme est là, réel, envoûtant presque.

Pour l'histoire, Bodrum, c'est l'ancienne Halicarnasse d'où est originaire l'historien Hérodote. Patrie surtout d'un roi qui ne se doutait pas que son nom passerait à la postérité : Mausole (376 à 353 av. JC). Il fit d'Halicarnasse l'un des plus grands ports de la Méditerranée. Quand il mourut, on lui construisit une sépulture tellement à la hauteur de l'émotion des gens qui l'aimaient qu'elle devint l'une des Sept Merveilles du monde : le mausolée, qui malheureusement fut détruit par un tremblement de terre.
Tamam ("Bon" en turc), alors nous sommes en Turquie. Encore un nouveau pays. Changer de langue, de monnaie, d'attitude. Bodrum n'est cependant pas du tout représentatif du reste du pays. Un ghetto de riches et de touristes. Attitudes, apparences, tout est stigmatisé. On peut parler en anglais et payer en euros. Routards en quête d'authenticité s'abstenir…
A l'ombre de la terrasse d'un hôtel, le patron me donne les codes de sa connexion wifi, le charmant serveur m'apporte un Pepsi (pas de Coca, ancien pays communiste oblige), Kathrin part s'installer sur la plage juste devant, j'essaie de me concentrer, le soleil, les cigales, les passants, la chaleur, la mer… et cette satanée connexion Internet qui n'avance pas, qui pédale dans la semoule, qui semble peiner elle aussi sous le poids de la chaleur… Pour la petite anecdote, je ne pourrai pas me connecter à Youtube. Plus tard, un marchand de chaussure m'expliquera que le gouvernement a décidé de bloquer l'accès car certain concitoyens regardaient un peu trop de vidéos pas très catholiques (enfin façon de parler)…

Le soir tombé, Kathrin et moi nous sommes laissées tenter par une petite bouteille de Moët & Chandon au restaurant du bateau. Ah ! les bulles, les paillettes, les vacances. Le bateau ne partira qu'à 8h, nous allons pouvoir profiter de la soirée.
Et voici, en exclusivité pour vous, la réflexion du routard en croisière :
30 juin 2008
Croisière J+1
Dimanche 29 juin. Il est 9h. Bien reposée. Dans la cabine 7118, quel calme, quelle fraîcheur, quel bonheur.
JE SUIS EN GRECE ! DANS LES CYCLADES ! SUR LA MER EGEE ! Yeahhhhhhhhhhhhhh.
Aujourd'hui nous allons découvrir Kalymnos, l'île des Cyclades, célèbre de par le monde pour ses pêcheurs et leurs éponges, comme je peux le lire sur le petit papier glissé sous notre porte pendant la nuit. Sur la feuille, les infos du jour d'easyCruise Life. J'adore ! Description de l'île du jour ; rappel des services à bord ; programme de la journée sur le bateau ; l'heure du lever et du coucher de soleil ; et le must, le mot du jour en grec ; aujourd'hui "Say it in Greek: Kalimera means Good Morning". J'adore !
Tout d'abord, petite parenthèse ; je dois dire que le lit est vraiment confortable :) Détail fort appréciable pour les routards qui, comme moi, se rappellent sans doute les nuits passées dans des auberges de jeunesse avec le bout de drap qui ne reste pas en place, l'oreiller qui semble n'avoir pour mission que de maintenir éveillé et le matelas qui couine à chaque mouvement… Mais là, une nuit top confort, petit plus pour de bonnes vacances.
Bon allez, hop ! debout ! La journée nous appartient. Allons explorer ce beau bateau. Vite vite, prendre le petit déjeuner avant que le service s'arrête à 10h. "Ena frappé metrio me yala, parakalo" (ça c'est pour demander un café frappé avec un peu de sucre et du lait, comme seuls les Grecs savent le faire !). J'adore !

Le détail qui tue, easyCruise couvre tous nos frais de boisson et nourriture à bord… oui, oui, je suis allée demander ce matin aux gentilles personnes à la réception, tout est couvert, all covered. C'est la fête ! On va pouvoir tout tester pour vous ;)
Pour l'heure le service est plutôt lent, la nourriture plutôt moyenne, mais la salle du restaurant, ouverte sur la piscine, très agréable.

Petit coup d'œil alentours. Le bateau ne semble pas rempli. Surtout des couples, des familles, des personnes âgées. Pas trop de groupes de jeunes célibataires, mais la croisière s'amuse. Plutôt international, ça parle anglais, grec, espagnol, brésilien, allemand, turc. Tout ce petit monde semble bien tranquille et détendu.
Nous sortons sur le pont. Waooooooooooooooo. Le poids des 35°C à l'ombre s'abat sur nous. Le cerveau ralenti, les jambes traînent. Un petit plongeon dans la piscine ? Ou bien une petite pause dans le jacousy ? Ou alors s'étendre sur les banquettes ? C'est dur la vie !

Ca y est, le bateau gronde, annonce notre arrivée à Kalymnos. Nous longeons l'île. Quel émerveillement. Paysage du sud. Petit port tranquille. L'aventure commence. Notre première île de la croisière.


Donc pour la petite histoire, Kalymnos, ce fut pour nous un joli port, Pothia, avec ses jolies maisons colorées, symbole de la résistance lors de l'occupation italienne ; des rues désertées aux heures les plus chaudes, sauf par les touristes (comme nous ;) ; un pêcheurs à l'ombre d'un arbre, qui raccommode son filet, Ya sas ("Bonjour !) ; un café Internet (pas de connection sur le bateau…) ; un musée maritime et folklorique, avec une jeune fille charmante à l'accueil qui nous raconte son île, ses habitants, son identité, mélange de tragique et d'héroïsme, les pêcheurs et leurs éponges, tellement de fierté, tellement de tristesse pour les milliers de pêcheurs qui y ont laissé leur peau et leur santé, encore la semaine dernière un pêcheur est mort en pêchant l'éponge…

En fin d'après-midi, moins chaud, plus que 30°C… Un bus nous transporte, bringuebalant, vers une des plus belles plages de l'île, Massouri. En face Une petite île, la vue est splendide, la montagne se jette dans la mer devant l'imposant piton de Télendos. Et dire que c'est un tremblement de terre, en 535 de notre ère, qui sépara cette île encore sauvage de Kalymnos… Magnifique coucher de soleil. Retour au bateau avec le dernier bus. 22h30.

Le bateau ne lèvera l'ancre qu'à 6h. Je dormirai à poings fermés. A 11h demain, nous serons déjà à Bodrum, en Turquie. Un bateau-hôtel comme celui d'easyCruise Life, c'est vraiment la solution optimale pour voir le plus de choses possibles, en un minimum de temps, avec le meilleur confort possible. J'adore !
29 juin 2008
Croisière jour J
Vendredi 27 juin, journée bien remplie.
Le matin déjà, essayage de bikini… Demain c'est la Grèce, la croisière easyCruise. Devant le miroir… bon, passons… avec un beau bronzage ce sera parfait. Travail, valise, amis chéris… il est déjà 3h20. Samedi 28. Pas dormi. Nous prenons le bus avec Kathrin à Gare de l'Est, direction aéroport d'Orly. 4,50 €, 1 heure de trajet. Très pratique, très low cost. Beaucoup de jeunes gens dans ce bus de nuit, qui rentrent d'une soirée certainement bien agitée. Et nous, nous partons en Grèce !
Pas dormi, mais tellement excitée !!! L'avion décolle à 6h20. Dur dur les horaires easyJet. Mais Paris-Athènes pour quelques euros, imbattable !
Arrivée pile à l'heure. Toujours pas dormi. La fatigue commence à se faire sentir. Mais nous sommes à Athènes. Il est 10h30 et le bateau ne lève l'ancre qu'à 17h ; nous avons le temps de trouver notre chemin jusqu'au port du Pirée. On va prendre un bus, le X96.


Beaucoup de gens partout ; un samedi à l'aéroport d'Athènes. Même si c'est assez simple de trouver le bus, on aurait bien aimé voir à la sortie un beau grec tendre vers nous sa pancarte "easyCruise", et nous dire de sa voie roque : "Kalimera, je vous attendais, suivez-moi, je m'occupe de la navette vers le bateau d'easyCruise". Mais c'est ça aussi le low cost, pas de service-tout-compris.
Et puis c'est sympa le bus… Kathrin regarde avec plaisir ses premières images de la Grèce, nous rentrons dans les entrailles d'Athènes, la chaleur, le trafic, la pollution, transbahutées, enchantées. Pour Kathrin, l'Allemagne avant-hier, Paris hier, et aujourd'hui la Grèce, le berceau de l'Europe. Toutes ces semaines à rêver cette croisière, ce nouveau pays, et nous voici prêtes à en dévorer chaque minute.
2 heures de trajet et nous sommes au Pirée. Toujours pas dormi. Gate E11. Après un petit périple à trainer les bagages sous 40°C le long du port, nous arrivons enfin. Nous embarquons. Il est 16h. Toujours pas dormi, beaucoup d'informations, de sensations, quel bonheur, l'aventure commence à peine. On s'occupe de nous, un charmant grec nous monte les bagages à notre cabine, Pont 7.


Tellement de choses à découvrir sur ce splendide bateau. La tête m'en tourne, toujours pas dormi… mais pour l'heure, la chambre climatisée, quel bonheur !




Rien mangé de la journée. Direction le restaurant du bateau. Mmmmmmmmmm. Quel bonheur !
Il est 17h30, le bateau tonne, les cheminées fument, la terre se dérobe, le sol bouge, une sensation bizarre, ça y est la croisière commence, nous voguons sur les flots, au loin le port d'Athènes, puis la mer Egée, la brise chaude du soir. L'aventure easyCruise qui débute !




Toujours pas dormi, il est 20h, je vais aller m'étendre, me reposer, j'explorerai ce splendide bateau demain. Trop fatiguée, trop heureuse…
Zzzzzzzzzzzzzzzzzz
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J'ouvre un œil, il est 5h, l'heure pour un beau lever de soleil sur les Cyclades !!! Un moment magique, magnifique, grandiose, serein, éternel… que j'ai voulu vous faire partager :
Il est 6h, je vais me recoucher, dans quelques heures nous arriverons à notre première île, Kalymnos.
A demain !
Kali nixta.





























